Frank Crispino, Ph.D.

Ancien élève de l’École de l’air (1985 – Général Houdemon), de l’École des officiers de la gendarmerie nationale (1988 – Général Radet), licencié en droit de l’Université de Paris XI, titulaire d’un diplôme d’identification odontologique de l’université de Nancy, d’un diplôme d’études approfondies (1997) et d’un doctorat (2006) en science forensique de l’École des sciences criminelles, Institut de police scientifique et de criminologie de Lausanne (Suisse), breveté du Collège interarmées de défense (École de guerre) (2004), le colonel Crispino rejoint l’académique en 2012 après 29 années sous les armes, dont 25 ans de gendarmerie nationale.

Affecté en 1993 à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) pour créer et diriger le nouveau département d’anthropologie, responsable de l’identification des restes humains, il a participé à la genèse de la cellule d’identification des victimes de catastrophe, socle de la DVI française. En 1997, de retour de Lausanne (DEA), il prend le commandement du département des empreintes digitales (et autres traces d’impression).

Chef de projet européen, puis conseiller scientifique du Conseiller spécial européen en matière de lutte contre le terrorisme en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza (EUSAO) de 1999 à 2002, il conçoit, met en place et participe à la formation de capacités forensiques antiterroristes pour l’Autorité palestinienne à Gaza et Ramallah. Les deux entités créées sont détruites par Tsahal en décembre 2001 et avril 2002 lors de la deuxième Intifada, après que deux rapports scientifiques aient été cités au Conseil de sécurité de l’ONU.

En France, il a été l’adjoint au chef du bureau de la lutte antiterroriste à la Direction générale de la gendarmerie nationale de 2004 à 2007 (niveau politique et stratégique), entre deux commandements de sections de recherches à Bourges (2002-2003) et Bordeaux (2007-2011) responsables d’investiguer les crimes graves, la criminalité organisée, la criminalité financière, les atteintes à l’environnement et la santé publique et le terrorisme.

Il a terminé sa carrière militaire comme chargé de mission du général de division, directeur du Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale, en charge d’en concevoir le fonctionnement, regroupant sous un même commandement l’IRCGN et le Centre national de renseignement criminel. Il est auteur, éditeur ou coauteur de 4 livres, 23 chapitres de livres, plus de 60 publications avec revue des pairs et de plus d’une centaine de présentations à travers le monde. Il est l’un des coauteurs de la Déclaration de Sydney (2022) proposant la reconstruction de la science forensique. Sa recherche personnelle fondamentale s’intéresse à l’incertitude ontologique de la trace et à son interprétation dans une sémiotique forensique à créer.